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Enquête de l'INSEE sur la justice pénale auprès des justiciables : 21% seulement satisfaits

Le 22 avril 2019
Enquête de l'INSEE sur la justice pénale auprès des justiciables : 21% seulement satisfaits
Après avoir enquêté pendant cinq ans sur l'opinion des français sur la justice pénale, l'observatoire national de la délinquance publie son rapport analysant les chiffres récoltés auprès de 90 000 personnes interrogées. Le bilan : 64% d'insatisfaits.

L'enquête menée par l'INSEE entre 2013 et 2018 a visé à déterminer auprès de 90 000 justiciables l'opinion des français vis à vis de la justice pénale.

Sur la globalité des personnes interrogées, 64 % se considéraient insatisfaites, 20% comme satisfaites et 1% très satisfaites. Le reste des personnes fait part de son indécision. Ces proportions sont presque identiques depuis la dernière enquête d'envergure (enquête française de victimisation 2013). 

Il ressort de l'enquête que les personnes jeunes et les classes populaires ont une meilleure opinion que les autres. On compte ainsi 70% de personnes insatisfaites entre 40 ans et 69 ans.

Les personnes indécises appartiennent principalement aux couches moyennes (plutôt des femmes, inactives, non diplômées, vivant en zone rurale ou faiblement urbanisées).

Les personnes insatisfaites appartiennent aux couches supérieures (individus diplômés d'études supérieures, aisés et vivant dans les zones les plus urbanisées). 

L'enquête "Cadre de vie et sécurité de l'INSEE" note que les personnes qui ont déclaré avoir été témoins d'actes de délinquance au cours des deux années précédent l'enquête expriment une opinion plus négative sur l'action de la justice que les personnes qui n'en ont pas été témoin. 

Le rapport analyse cinq types de critiques : 

- le manque d'équité dans la proportionnalité des peines, 

- les privations de liberté considérées de trop courte durée,

- l'institution judiciaire est empêchée dans sa mission d'intégration des délinquants,

- l'institution judiciaire est empêchée dans sa mission de maintien de l'ordre

- l'insuffisante sévérité des peines.

C'est la critique du manque de proportionnalité qui est apparue le plus souvent avec des condamnations qui sont considérées comme n'étant pas représentatives par rapport aux actes. 

Dans cette enquête, il apparaît que les forces de l'ordre bénéficient d'une image plutôt positive : 52 % des personnes interrogées ont déclaré en être satisfaites.